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MARIUS Zabinski    

AUTUMN TIME  65 x 81 cm PEACE MAKERS  54 x 65 cm

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Suite

Notes biographiques sur Marius Zabinski

Contrairement à la légende, il n'y a pas d'acte de naissance du cubisme. II n'est pas né d'une décision ou d'un choix. C'est une révolution et comme telle, bien plus une suite de bouleversements d'assez longue durée qu'un événement facile à circonscrire.

Bien que les premiers tableaux reconnus comme cubistes furent créés vers 1905 grâce aux œuvres de BRAQUE et de PICASSO, l'existence du mouvement en tant que tel remonte à 1912. C'est la révélation du cubisme lors de l'exposition des salles communes des indépendants et du salon d'automne en 1911.

Dès lors, le cubisme est devenu le sujet le plus important et le plus controversé des débats artistiques. Des peintres ont osé rompre avec la vraisemblance et créé un nouvel univers pictural.

En effet, au lieu d'être l'élément principal, la couleur s'est assourdie et l'accent est placé sur des formes géométriques apparemment simples.

La peinture n'a jamais été en fait un miroir absolu du monde extérieur. Elle est toujours différente d'une photographie, elle est un ensemble de signes censés être compris par ses contemporains facilement et sans apprentissage.

Or les cubistes ont inventés des signes incontestablement nouveaux qui furent à l'origine de la difficulté de compréhension de leurs tableaux à l'époque où ils furent montrés au public. Le cubisme devient l'art de peindre des ensembles nouveaux avec des éléments empruntés non à la réalité de vision mais à la réalité de conception. Ainsi un nouveau langage plastique est né avec des signes codifiés. Pour représenter un portrait par exemple, un rectangle sera la bouche, un cylindre les yeux et un simple trait le nez. Il s'agit alors de peindre des formes réduites à leur plus simple expression, des formes géométriques.

Les peintres cubistes vont s'intéresser non seulement à l'apparence de l'objet mais aussi à tout ce qu'ils en connaissent : ses faces, son profil, sa position dans l'espace et dans la lumière. Ils étalent alors simultanément toutes les faces de l'objet sur la toile en superposant les différentes parties les unes aux autres. Le tableau devient ainsi lui-même un jeu d'image. Désormais le peintre s'attache à simplifier la forme. Il n'y a qu'une silhouette à saisir qu'il restitue telle quelle et il échappe ainsi à toutes les conventions de la vision classique.

La guerre de 1914 éclate au moment où le cubisme est en plein essor et où d'extraordinaires possibilités sont sur le point de naître. La mobilisation a démantelé les groupes d'artistes et à cause de cela, cette invention majeure de l'art du vingtième siècle connaît ses dernières heures.

Mais l'ouverture était faite sur l'art abstrait et tous ses dérivés. On s'est éloigné par la suite des découvertes fondamentales du cubisme pour s'orienter vers une abstraction plus totale mais on peut quand même considérer le cubisme comme le précurseur de l'art moderne du vingtième siècle.

 

De Varsovie à New York

Un artiste, dans le domaine des arts plastiques, doit réunir les deux qualités qui seront les piliers de sa réussite. Il doit savoir maîtriser la technique et avoir un génie créatif affirmé.

La première de ces qualités peut s'acquérir et se perfectionner au fil des ans grâce aux efforts d'un travail assidu et régulier. On peut pourtant constater qu'il est toutefois indispensable d'en posséder le don au départ. Preuve en est que les étudiants de l'école des Beaux Arts suivent les mêmes cours sans pour autant parvenir tous aux mêmes résultats.

En effet, sans posséder une sensibilité artistique particulièrement développée, il est toujours possible de devenir un bon exécutant par des années de persévérance, mais sans le talent de la création, le peintre où le dessinateur le plus habile n'accédera jamais à la notoriété et à la reconnaissance de son art parce qu'il lui manquera l'essentiel.

Ce court préambule nous conduit à vous présenter MARIUS, qui est un des meilleurs exemples d'un artiste talentueux.

Né à Varsovie en 1956, il manifeste dès le plus jeune âge une attirance pour les arts, aussi bien pour le dessin que pour la sculpture.

 

De l'apprentissage au succès

II entre à l'école des Beaux-arts de Varsovie à l'âge de dix sept ans, et ses professeurs lui accordent une attention toute particulière en raison de ses prédispositions. Il y finira brillamment son cycle de quatre ans en section peinture. Il sait dès ce moment que son destin sera celui d'un artiste à part entière. Il ne conçoit pas de faire autre chose pour assurer son avenir que de peindre.

II commence alors à proposer ses tableaux dans quelques galeries. Il n'est pas encore fixé dans un style défini et il répond à la demande des marchands pour commencer à vivre de sa peinture. Ses tableaux sont particulièrement appréciés des amateurs et son succès est immédiat.

Une rencontre fortuite avec un marchand Parisien en visite à Varsovie qui découvre ses tableaux et lui propose de venir travailler pour lui sera la chance qu'il attendait. La France est pour lui une révélation, et il ne se lasse pas de visiter les expositions et les musées. Il travaille quelques temps pour ce marchand, puis accepte une opportunité de rentrer dans un atelier de restauration de tableaux. Il va s'adonner à la restauration de tableaux pendant plusieurs années. Il n'est pas dans son intention à ce moment d'en faire son métier, son but étant plutôt de découvrir la manière de travailler des peintres qui l'ont précédé.

Cette démarche intellectuelle l'intéresse, et il va acquérir pendant cette période des connaissances qui lui seront utiles pour perfectionner sa manière de peindre. Les peintres anciens, jusqu'à la fin du dix neuvième siècle, apprenaient leur métier dans les ateliers des maîtres. Ils ne réalisaient leurs premières toiles qu'après un long apprentissage leur ayant apporté une maîtrise parfaite du dessin et des différentes techniques de la peinture. Marius comble ainsi son désir d'apprendre encore plus, et la restauration de tableaux devient pour lui un univers fantastique de découverte.

II abandonne cette spécialité dès qu'il a l'impression de ne plus rien apprendre et de tourner en rond. Marius n'aime pas la routine et son besoin de progresser sans cesse le replace devant son chevalet pour ses propres créations.

 

MARIUS, la passion des arts et la visite des musées

 

II aime découvrir les autres artistes, comprendre leurs motivations et suivre le cheminement de l'évolution de leur œuvre. Il a longuement étudié la progression de Part Cubiste pour en retrouver les origines de manière à en adapter une interprétation plus personnelle, et nul autre que lui n'y est mieux parvenu.

Tout le monde sait que faire carrière dans l'art est une démarche longue et difficile. Marius n'échappera pas à la règle et il sera longtemps obligé de subir le marché de façon à pouvoir vivre de son art. Il fera pendant quelques temps de la peinture de portrait sur commande, et son habileté à les réaliser fera qu'il sera vite débordé par les demandes, mais ce travail l'ennuie vite car il ne correspond pas à son besoin de création.

Une lignée de tableaux hyperréalistes va suivre et connaître un réel succès auprès des amateurs dans les différentes galeries qui vont les exposer.

Trois années de suite, en 1981-82-83 il expose au 126 rue du Fbg Saint Honoré à la galerie Robert Crouzet où la plupart de ses toiles seront vendues.

Il exposera par la suite également avec le même succès dans différentes galeries en Norvège. Puis en Belgique, au Luxembourg et à la galerie Nishigaoka à Sendai au Japon. En 2006, la galerie Interart à New York, a présenté une rétrospective de son œuvre.

Entre-temps, il ne cesse de progresser dans le Cubisme qui est pour lui un des seuls domaines dans lequel il est possible de créer de nouvelles formes. Son œuvre s'affirme en se démarquant de plus en plus de tous les artistes Cubistes que nous connaissons.

Il a enfin trouvé sa manière de peindre, celle qui va le révéler auprès des véritables connaisseurs du monde de l'art et qui fera son succès. Les peintures illustrées dans ce livre nous montrent la diversité de son œuvre d'une qualité sans faille.

 

Le style des tableaux

Il est toujours décevant de se trouver devant des tableaux de style cubiste qui font irrémédiablement penser à Picasso, comme si la vision du cubisme ne passait que par cet artiste.

Si Picasso est un des fondateurs du mouvement et certainement son représentant le plus charismatique, il n'a pas à lui seul épuisé toutes les perspectives qu'offrait ce mouvement. Il faut aussi reconnaître le fort pouvoir créatif d'artistes comme Georges Braque, peintre cubiste des origines avec Picasso, et par la suite de Metzinger, Juan Gris, Robert Delaunay, Albert Gleizes, Fernand Léger, André Lhote, et enfin un peu plus tard de Francis Picabia et Roger de la Fresnaye. Ce sont toujours des pastiches de ces artistes que l'on retrouve chez les peintres qui veulent s'adonner à cette forme d'art. Il faut reconnaître la difficulté de se démarquer de ces artistes qui ont à eux tous développés la plupart des possibilités de construction géométrique offertes par le Cubisme.

MARIUS échappe à cette règle car on trouve chez lui le meilleur de la créativité de chacun des plus grands peintres du genre. Il attache une grande importance à la qualité de son dessin comme le faisait Picasso.  Chaque tableau est précédé  de plusieurs dessins  et esquisses auxquels il attache une importance particulière.

Il reprend l'emploi de pochoirs, comme l'avait fait avant lui Georges BRAQUE, mais dans un style plus personnel et plus moderne. La texture de ses tableaux est pour lui très importante et il prend grand soin de ses effets de matières.

Si Ton examine attentivement une de ses toiles, on pourra constater que chaque parcelle peinte est différente de la parcelle qui se trouve à coté, et on ne se trouve jamais devant de grands aplats uniformes. Il est en cela unique car on ne peut trouver ce soin du détail chez aucun des maîtres du cubisme dont la plupart se sont montrés assez « rustiques » dans leur manière de peindre, l'idée de ce qu'ils voulaient exprimer passant avant l'expression de la forme.

 

Le contenu des tableaux

Georges Braque a étudié le lien entre la forme de l'objet de la peinture et l'espace que cette forme engendre. On remarque dans les premières œuvres de Braque une palette de tons gris et bruns, avec des touches très subtiles d'ocré, noir et vert. Ce choix étroit et volontairement limité dans la gamme de couleurs était à la base des techniques principales de ce que l'on a nommé cubisme analytique et il souhaitait ainsi mettre en avant la réalité de l'objet et son existence dans l'espace, plutôt que son apparence.

La différence essentielle entre la première phase de la peinture cubiste de 1908 à 1911, appelée cubisme analytique, et celle qui suivra sous le vocable de cubisme synthétique, concerne l'approche de la représentation des objets.

Les objets dans la phase analytique semblent être dissipés dans l'espace autour d'eux, tandis que dans la phase synthétique ils sont visuellement matérialisés, à l'aide d'un système de plans illuminés, changeants, et grâce à l'emploi plus élaboré de la couleur.

MARIUS ne rentre dans aucune de ces deux catégories car il revient à la source première qui a inspiré le cubisme, à savoir l'Art Nègre. Il ne pratique jamais la déstructuration totale en petites facettes, mais s'attache à la forme picturale pure qui s'obtient par l'identification de la forme au contenu. N'étant plus attachée aux objets de la perception, sa peinture veut œuvrer hors des signes de ces objets.

Elle crée un univers formel nouveau en faisant jouer l'infinité des formes possibles, librement conçues. Car ayant eu la chance de pouvoir contempler toute l'œuvre Cubiste de ses prédécesseurs, MARIUS a compris que la déformation des corps existants n'est pas une solution suffisante en elle même. D'où l'émancipation des couleurs qui peuvent être dissociées des formes. On pourra remarquer une présence féminine omniprésente dans la plupart de ses tableaux. Pour peindre un corps de femme, il va résumer un corps en cherchant ses lignes essentielles, en développant sur la surface de la toile les visages et les corps en leurs parties constitutives, tout en y adjoignant une rigoureuse précision géométrique.

Extraits de « Marius, the last cubist master » édité par Honfleur Fine Art en 2010

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

  
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