galerie art hénot GALERIE D'ART HENOT - 14 rue de Mora - 95880- Enghien les Bains (Val d'Oise)
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Biographie de Jean-Pierre CAPRON

Jean-Pierre Capron est né le 4 août 1921 à Cannes. Après ses études secondaires il se destine à l'architecture qu'il abandonne pour se consacrer à la peinture, A la fin de la guerre il s'inscrit à l'Ecole nationale des Beaux-Arts, où il a Bernard Buffet comme condisciple.

En 1950 Jean-Pierre Capron fait sa première exposition particulière à Paris chez Maurice Garnier, à la galerie Visconti. A cette exposition M. Jean Cassou, alors conservateur en chef du Musée d'Art Moderne de Paris, lui achète un tableau pour ce musée.

L'année suivante il obtient le prix de peinture Conte-Carrière.

En 1952 il est sélectionné pour le prix de la Critique et pour le prix de la Jeune Peinture.

Depuis cette date il fait régulièrement des expositions particulières à Paris (galerie Drouant-David, puis galerie Drouant) et participe à de nombreuses expositions à l'étranger.

C'est en 1961 qu'il fait sa première exposition aux U.S.A. à la galerie Pomeroy de San Francisco ; puis en 1965 à Chicago et en 1966 à New York, à la galerie Frank Partridge.

A partir de 1968 la diffusion de l'œuvre de Jean-Pierre Capron est partagée essentiellement entre la France, les Etats-Unis et le Japon.

C'est en 1970 qu'il est repris sous contrat par Maurice Garnier et rentre dans l'équipe des peintres de sa galerie : Bernard Buffet, Michel de Gallard, Jansem, Commère, Hauterive ; il sera présent avec eux à toutes les expositions de groupe de la galerie.

En 1975 il fait dans cette même galerie Maurice Garnier une exposition dont le thème est « La Grèce et la Méditerranée ».

Entre-temps il expose à New York, à Houston et de nouveau à Chicago.

Depuis 1968 il est appelé à faire régulièrement des expositions particulières au Japon, à la galerie Nichido tout d'abord, puis depuis 1970 sous l'égide de la galerie Taménaga. Les deux dernières eurent lieu en 1987 et en 1988. Egalement il est invité aux différentes expositions de prestige de cette galerie, avec Aïzpiri, Bardone, Brasilier, Buffet, Carzou, Jansem, Weisbuch.

Parallèlement il participe chaque année à des expositions, en province et à l'étranger, particulièrement au Canada, à la galerie Martal de Montréal.

En 1979 il signe un contrat avec la galerie Wally Findlay de Chicago qui lui organise une première exposition en 1981 en présence du maire de la ville et une seconde en 1984.

La galerie « Vision nouvelle » lui commande plusieurs lithographies.

En 1985 il entre dans la nouvelle équipe des peintres de la galerie Guigné à Paris.

En 1993 il expose à la Galerie Hénot d’Enghien-les-Bains, puis en 1996 à la Galerie Hénot de La Rochelle.

Il décède en juillet 1997

 

 

SALONS

Salon d'Automne (Sociétaire)

Salon de la Nationale des Beaux-Arts (Sociétaire)

Salon « Comparaisons »

Salon des Peintres Témoins de leur Temps

Salon « Terres latines »

Salon d'Automne d'Angers

 

MUSÉES

Musée d'art moderne de Paris

Musée municipal d'art moderne de la ville de Paris

Musée des Beaux-Arts de Poitiers

Musée d'an contemporain de Fontainebleau

Musée des Baux-de-Provence

Musée du Petit Palais de Genève                                                                '

Fondation Abbeg Zurich

Universités américaines (donation Cummings)

Rectorat de Rouen

 

BIBLIOGRAPHIE

Marc Sandoz, Revue des amis des musées de Poitiers, 1951.

«J.-P.  Capron », Jacques  de  Lacretelle  de  l'Académie  française  et Raymond Cogniat, inspecteur général des Beaux-Arts, Les cahiers de la peinture, 1959.

«J.-P. Capron», Henri Asselin, La Revue française, janvier 1961. «J.-P. Capron », Jacques de Lacretelle de l'Académie française, Société française de régies, 1967.

 

« Le  monde  secret  de J.-P.  Capron », Jean-Robert  Delahaut,   Terre d'Europe, juillet 1968.

 

«J.-P.  Capron:  un  cubisme  hérité  de  l'art roman»,  B.  Duplessis,

 

Connaissance des hommes, mai 1986.

Peindre l'essentiel: telle est la haute ambition de Jean-Pierre Capron qui, grâce à son courage et à sa lucidité, a réussi à atteindre la Poésie et à l'imposer sans jamais user de trucs ou de littérature.  Les toiles de Jean-Pierre Capron sont d'une incomparable pureté et même d'une simplicité déconcertante. Elles sont comme les reflets d'une clarté intérieure.  Les paysages de ce Peintre, qui n'accepte aucun compromis, exigent une attention permanente.  Ainsi est-il impossible de les oublier. L'univers de Jean-Pierre Capron est en effet inoubliable.  Il ne veut proposer que ce qu'il y a de durable dans le monde des apparences.  Un peintre qui nous permet de rêver et d'avoir confiance en l'avenir, en son avenir, en notre avenir.

Philippe SOUPAULT.

 

 

JEAN-PIERRE CAPRON:LES LABYRINTHES DU REVE

Monde à la fois imaginaire et magique, l'univers de Jean-Pierre Capron est semblable à une terre vierge en attente d'un découvreur.  L'oeuvre de ce peintre reflète l'espoir d'une autre vision des choses.

Par la magie du rêve, le temps s'arrête, s'immobilise, la nature se fait muette.  Intemporalité !

Il n'y a aucun désespoir, aucune peur dans ces tableaux, mais la sérénité et la noblesse d'un artiste sincère et authentique.  L'absence volontaire de tout personnage évoque bien ce désir de dépouillement et d'absolu où seule l'architecture s'impose.

En regardant ces nouvelles toiles de Capron, je repense à un passage de la Bible, la Genèse: en effet, les paysages de Venise, de Provence ou de la Méditerranée, paraissent sortir du néant, comme un premier matin du monde.  Dans les canaux vénitiens s'écoule lentement le sang d'une terre, qui irrigue et fait naître la vie, en circulant sous les ponts de l'oubli.

Ces villages, situés en haut d'une colline ou sur un piton rocheux nous rappellent les sentinelles guerrières guettant, du haut de la tour, la venue de l'ami ou de l'ennemi.  Tout est possible, tout peut arriver.  A nous de continuer l'oeuvre du peintre et de faire vivre ses visions en les intégrant à notre vie quotidienne.  Une oeuvre d'art doit se mériter, et il doit y avoir un échange amoureux entre le spectateur et la toile peinte.

Les architectures de Capron sont vivantes : il est le bâtisseur de l'infini et crée un monde à la fois clos et apaisant.  Les villes ensommeillées attendent celui qui les éveillera.  L'osmose est parfaite entre la pierre et la terre, entre le lieu et l'édifice.

Derrière les fenêtres vénitiennes, on entend des sons feutrés, des musiques assourdies, des chuchotements intimes, nous laissant deviner que la vie est déjà née: Venise est endormie.  Le frémissement de l'air et le scintillement de l'eau nous indiquent que tout se met en mouvance.  Il n'y manque plus que l'homme; mais n'est-ce point là la dernière étape de la création de l'oeuvre, celle qui nous revient de droit.  A nous de savoir être digne de peupler et d'habiter ces décors, à nous de réveiller les potentialités de vie qui nous entourent, à nous d'entrouvrir les fenêtres et les portes des palais vénitiens et de faire en sorte que la mer esquisse ses pulsions vitales.  Les cités et les paysages de Jean-Pierre Capron sont un peu le reflet de notre âme, et nous invitent à parcourir les dédales de notre inconscient.

Mais il faut savoir que c'est toujours le peintre qui détient la clé de ses oeuvres, la clé du labyrinthe, et je dois dire que c'est par mes rencontres avec Jean-Pierre Capron, le maître d'oeuvre, que j'ai pu parvenir à percevoir l'entrée du vestibule qui conduit au coeur des palais.  Sa générosité et son amitié sont le fil d'Ariane d'une démarche permettant d'accéder à une nouvelle vision de l'Art, ou plutôt de renouer avec une approche traditionnelle de l'Art telle que les Anciens la définissaient.  En effet, si l'Art n'exprime pas une sensibilité vraie, une vision régénérante de la nature, une approche authentique de la vie, il n'est que parure et superficialité.

Remercions donc Jean-Pierre Capron pour le don qu'il nous octroie, en faisant résonner en nous les échos d'un monde oublié.

                                                      Patrice DE LA PERRIÈRE

                                                      Besançon, août 1988

                                                      L’Univers des Arts

 

Voici comment Raymond Cogniat présenta l’œuvre de Capron dans les cahiers de la Peinture en 1959 :

La  multiplicité des goûts et des expressions chez les jeunes artistes donne parfois à la création actuelle un aspect de confusion; elle a au moins le mérite de permettre aux tempéraments les plus divers de trouver le voca­bulaire qui leur convient. En conséquence, certains artistes entrent difficile­ment dans les classifications prévues; tel est le cas de Jean-Pierre Capron qui, bien que se référant à une certaine notion de la réalité, n'appartient en fait ni au réalisme expressionniste, ni au surréalisme, ni à la réalité poé­tique; tout au plus peut-on dire qu'il reste étranger aux expériences de Fart abstrait, bien que la représentation du monde réel soit chez lui beaucoup plus un prétexte qu'un but. Ce monde réel est en effet un monde imaginaire ouvert aux rêves et non aux faits quotidiens.

Les villes où nous conduit Jean-Pierre Capron sont désertes, leurs architec­tures linéaires ont la rigidité impeccable des constructions inventées.

On pourrait employer les mêmes définitions pour les tableaux de la période métaphysique de Guorgio de Chirico, mais le monde désert de Chirico a quelque chose de définitif et d'immuable; celui de Jean-Pierre Capron est une attente. Les personnages qui pourraient intervenir dans les peintures de Chirico ne sauraient être que des statues, des mannequins, des mécaniques insensibles. Chez Jean-Pierre Capron on se trouve en présence d'une rêverie non moins inerte et silencieuse, mais plus humaine. Ses héros éventuels ont une âme et attendrissent. Les fées vont sortir de ces eaux immobiles et Giselle va danser le plus romantique des ballets classiques. Il y a dans les cités de Chirico une atmosphère stérile, desséchée par la grande lumière du soleil; celles de Capron sont humides et leur limpidité de cristal a la transparence métallique des eaux calmes ou des miroirs.

Alors que tant d'artistes cherchent à réduire l'univers à quelques combinaisons géométriques élémentaires, Jean-Pierre Capron, au contraire, rend vivantes les géométrîes irréelles, donne à la ligne un frémissement à peine perceptible» comme d'une corde tendue vibrant sous l'archet. Les surfaces de pierre elles-mêmes perdent leur rigidité. La ville la plus banale semble sortie d'un conte, parce qu'on la sent hantée de vagues présences.

Jamais cependant aucun personnage ne vient errer dans ces alignements de maisons. Peut-être parce que, pour cet artiste, l'homme a trop d'importance pour être réduit à un rôle d'acteur accessoire? Car, dans cette œuvre, il y a d'une part les villes, les maisons, les cités, puis, d'autre part, les portraits. Jamais les deux thèmes ne se confondent et l'absence de l'un par rapport à l'autre rend plus intense la suggestion. Le peintre nous invite à imaginer avec lui, à introduire ses héros mélancoliques dans ses rues désertes, à les y faire vivre dans leur silencieuses rêveries.

L'art de Jean-Pierre Capron, tout chargé d'intentions, ne peut se situer dans les courants de notre époque parce qu'il ne s'élabore pas à travers l'énoncé de quelques problèmes plastiques; il ne se soumet pas aux doctrines d'une technique, mais à une pensée, à une volonté poétique. La peinture y est un moyen et non une fin. Et pourtant, si l'on voulait ne voir que la partie maté­rielle de cette œuvre, on pourrait aussi y trouver des qualités de rigueur, une pureté essentielle, une exigence pour les formes parfaites et l'oubli volontaire des détails mineurs. En effet, Jean-Pierre Capron ne peint pas l'anecdote, et si certains de ses tableaux semblent raconter une histoire ou donnent envie d'en inventer une, ce n'est pas par la recherche du pittoresque, mais au contraire par la secrète entente qui s'établit entre eux et le spectateur. Capron propose des énigmes, la réponse à trouver dépend de celui qui regarde le tableau. Le mérite de l'artiste se mesure au nombre et à la qualité des amateurs qu'il incite à jouer à ce jeu.

Raymond COGNIAT


 

 

 

 

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