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REPÈRES CHRONOLOGIQUES D'YVES BRAYER

L'ARTISTE ET SON ŒUVRE, LES AUTRES VOYAGES

1907 (18 novembre) - Naissance d'Yves Brayer à Versailles. Son père, Victor, parisien, est poly­technicien, officier de cavalerie. Sa mère, Lydia Passabosc, est parisienne aussi, avec des origines familiales dans le Sud-Ouest, à Castres.

1907-1914 -Vie de garnison à Saint-Mihiel, dans la Meuse.

1914 - Le capitaine Brayer est affecté à Bourges d'où il part pour le front. Le jeune Yves se découvre une passion pour le dessin et la peinture.

1917 -Voyage avec sa mère en Provence (Arles, Nîmes, Saint-Rémy, Les Baux...)

1919 (11 novembre) - Yves Brayer assiste au défilé de la Victoire, à Bourges. Le soir même, il exécute l'aquarelle aux lampions : c'est sa première œuvre de reportage - il a 12 ans.

1924 - La famille Brayer s'installe à Paris, près du Panthéon. Yves est l'aîné de deux frères et d'une sœur. L'adolescent se consacre à l'art, passant beaucoup de temps au Louvre il étudie les maîtres. Il fréquente les cours du soir de la Ville de Paris et l'académie de la Grande Chaumière, avec pour professeur Lucien Simon qu'il suit à l'École des beaux-arts. Malgré un accident d'équitation, Yves Brayer reste un homme de cheval : ce dernier est très représenté dans son œuvre.

1925 -Yves Brayer expose pour la première fois au Salon d'automne.

1927 - Admission aux Beaux-Arts. Il obtient le prix Chenavard pour Le Manège d'équitation. Ce prix est doté d'une bourse de voyage de l'État : Yves Brayer décide de partir pour l'Espagne. Il découvre Madrid et la Castille (Tolède, Àvila, l'Escorial), passant de longs moments au musée du Prado. Dans les années qui suivent, ses sources d'inspiration feront souvent référence à l'Espagne.

1928 -Yves Brayer obtient le prix du Maroc, fondé par le maréchal Lyautey. Ce voyage sera très enrichissant, pourtant, c'est en 1964 seulement que sera publié le Carnet du Maroc, avec un texte de Jean Giono. Et il n'inspirera pas beaucoup de grandes toiles. En revanche, le Maroc est pour lui l'occasion d'essayer la gravure en taille douce.

1930 - II obtient le prix de Rome qui lui permettra de vivre trois ans entre Rome et Paris, et de faire des voyages sur le pourtour méditer­ranéen. Avant son départ pour la villa Médicis, il est nommé sociétaire du Salon d'automne et reçoit le prix Gillot-Dard pour Les Apprêts du Torero (ce prix est doté de 30 000 F de l'époque, et le tableau est acheté à cette même valeur par un collectionneur américain).

1931 (janvier) - Départ pour Rome.

1931 -1933 - Séjour à Rome entrecoupé de retours à Paris et de voyages dans l'Italie, en Grèce, à Istanbul, en Catalogne.

1934 (février) - Première exposition à la très prestigieuse galerie Charpentier, faubourg Saint-Honoré. Yves Brayer loue deux mâts d'annonce dans Paris, pour y faire placer les affiches de l'expo (les très voyants curés rouges sont le thème de l'affiche). C'est la première fois que l'on fait cette sorte de publicité pour une exposition privée.

1935 -Yves Brayer se voit confier le soin d'organiser la sixième mani­festation des Artistes de ce temps, dans quelques salles du Petit Palais. Pierre Mac Orlan, qui vient de publier Le Quai des brumes, préface le catalogue.

1935 - Service militaire à Metz puis Paris. Il commence à donner des cours à l'académie de la Grande Chaumière à laquelle il restera toujours fidèle.

1936 - Installation au n° 22, rue Monsieur-le-Prince, dans le VIe arrondissement.

1937 -Yves Brayer est chargé de peindre plusieurs fresques pour l'un des pavillons de l'Exposition internationale de 1937.

1937 -Voyage en Vénétie : Padoue, Vicence, Vérone.

1938 (février) - Seconde exposition à la galerie Charpentier sur le thème : Venise, Vérone et Rome.

1938 (printemps) - À l'occasion de la visite des souverains britanniques à Paris, Yves Brayer est chargé de concevoir un grand décor pour masquer la laideur du pavillon du Secours fluvial au cortège, qui arrive par bateau à l'Hôtel de Ville.

1938 (juillet) -Voyage à Albi et Cordes (Tarn), puis Aiguës-Mortes et la Camargue.

1938 (automne) -Yves Brayer reçoit commande de la décoration du plafond du hall d'honneur du pavillon français de l'Exposition internationale de New York.

1939 (août) - Séjour de trois semaines à Londres.

1939-1940 -Mobilisation et affectation à La Ferté-sous-Jouarre ; repli jusqu'à Montauban. Retour à la vie civile et installation à Cordes.

1940 (été) à fin 1941 -Yves Brayer séjourne à Cordes où il achète une maison.

1942 - Retour à Paris pour une exposition de ses huiles et gouaches, rue de Berri. Jacques Rouché, directeur de l'Opéra de Paris, puis Serge Lifar viennent le voir pour une première commande de décors et costumes.

1942 (avril) -Yves Brayer rencontre Hermione Falex, sa future femme.

1943 - La Direction des arts et lettres commande une maquette de grande tapisserie (La Chasse, quatre mètres sur six) à exécuter par la manufacture des Gobelins.

1944 - Parution du premier livre consacré à Yves Brayer : une vingtaine de planches et un texte par Pierre du Colombier. Réédition en 1946 chez Jacques Melot.

1945 (23 juin) - Mariage à Cordes.

1945 (été) - Répondant à l'invitation de leurs amis Violette et Claude Chabal, les jeunes mariés se rendent de Cordes à Saint-Rémy-de-Provence à vélo. Ils y passent deux mois. Ce même été, un voyage éclair à Port-Saint-Louis-du-Rhône permet à Yves Brayer de revoir la Camargue ; il décide d'y retourner dès que possible. En septembre 1945, la Provence rhodanienne et la Camargue s'imposent à l'inspiration de l'artiste.

1945 (octobre) - L'US Army crée le corps des Peintres aux armées et sollicite Yves Brayer pour une mission de trois semaines en Autriche et en Allemagne.

1945 (décembre) - Un séjour aux Baux-de-Provence confirme Yves Brayer dans sa passion pour la région. Cette nouvelle orientation de son inspiration séduit le public.

1946 - Yves Brayer reçoit une commande pour une édition illustrée des Rhapsodies gitanes, de Biaise Cendrars. Il va à Aix-en-Provence rencontrer l'auteur. Comme il a la très fine idée d'arriver avec deux bouteilles de rhum, le contact avec le fabuleux écrivain est tout de suite chaleureux. Ils passent deux jours ensemble : Brayer en profite pour faire quelques dessins de l'écrivain, béret sur la tête. Cendrars, qui écrit alors Bourlinguer, travaille de l'aurore à midi ; puis ils vont au restaurant qui sert de cantine  à   l'écrivain.   En   attendant   le  service, il apprend au fils du patron à tirer à la carabine tout en inventant des histoires prodigieuses.

1946 (été) - Yves et Hermione Brayer séjournent en Camargue, aux Saintes-Maries-de-Ia-Mer.

1946 (automne) -Yves Brayer est élu au comité du Salon des indépendants.

1947 - Commande de décors pour l'Opéra-Comique (L'Amour sorcier) et POpéra-Garnier (Lucifer).

1948 (Pâques) - Voyage en Italie : Vérone, Vicence, Venise.

1948 (juillet) -Voyage en Espagne : Àvila, l'Escorial, Madrid, Tolède.

1949 - Second ouvrage consacré à Yves Brayer, par Maximilien Gauthier dans la collection « Les Gémeaux ». Séjours en Provence et en Camargue.

1950 (mars) - Yves Brayer est commissaire général du Salon des indépendants.

1951 - Illustration en bois gravés d'une édition du Soulier de satin (Paul Claudel). Voyage en Italie : Florence, Rome, Assise.

1952 - Création de l'Association des Peintres témoins de leur temps, qui organise des expositions thématiques. C'est dans ce cadre qu'Yves Brayer exécutera plusieurs toiles connues, comme Les Artésiennes en costume du dimanche (1952) et Le Bonheur en Camargue (1954).

1952 (été) - Séjournant dans le Lot, Yves Brayer commence à pratiquer l'aquarelle pure, alors qu'auparavant il mêlait fréquemment gouache, encre de Chine, brou de noix, sanguine. Cela modifie sa façon de travailler. Sa méthode, tout en spontanéité, donnera toute leur fraîcheur aux découvertes de ses voyages ultérieurs.

1953 - Démission du Salon des indépendants et élection au comité du Salon d'automne. Séjour en Catalogne. Deux ouvrages de bibliophilie : Du Sang, de la Volupté et de la Mort (Maurice Barrés) et Coyescas (Francis Carco). Le romancier-poète complète d'ailleurs son texte pour évoquer Brayer : « L'Espagne toutefois correspond plus encore à son tem­pérament que l'Italie et lui permet pleinement de se manifester : après l'Escorial, Tolède, Salamanque, Avila entretiennent l'ardeur de ses enthou­siasmes. Et la fauve Castille aux plateaux calcinés achève de donner à son style ces raccourcis, cette fermeté, cette densité, cette fièvre dont il attise les flammes sans peur de s'y brûler. L'apprenti devient alors maître du feu. »

1954 - Publication chez Arthaud de De Venise à Rome, avec un texte de Pierre du Colombier. Décors pour l'Opéra de Paris. Exposition à la galerie Wildenstein de Londres.

1955 (Pâques) - Les éditions Arthaud souhaitent publier un album à partir des œuvres espanoles de Brayer : un long voyage permet de le compléter en profitant des fêtes pascales. Yves Brayer et l'Espagne sera un grand succès d'édition, mais quatre ans plus tard seulement, la publication ayant été retardée. Rencontre d'André Chamson, directeur du Petit Palais et du musée Galliera ainsi que romancier (sa 5u/te cévenole regroupe plusieurs romans inspirés par ses Cévennes natales) dans le cadre d'un projet d'édition. Exposition à la galerie Wildenstein de New York.

1956 - Naissance d'Olivier, fils de Hermione et Yves Brayer. Construction d'une cabane de gardian en Camargue, près des Saintes-Maries-de-la-Mer. Illustration des Bestiaires (Henry de Montherlant).

1957 - Brayer est élu à l'Académie des beaux-arts. Publication d'un ouvrage consacré à son œuvre chez Pierre Cailler (Yves Brayer), avec un texte

d'André Chamson qui se conclut ainsi : « La peinture de Brayer est une pein­ture du bonheur. Elle est fille du soleil et l'art de Brayer est un art de lumière, d'espaces vides où il ne se passe rien, sauf cette vibration d'où naît toute vie. »

1958 - Une émission télévisée réalisée par Michel Droit et Jean-Christophe Averty est consacrée à Yves Brayer. À l'Exposition internationale de Bruxelles, une toile de Brayer figure dans le pavillon français.

1959 - Publication chez Arthaud de Yves Brayer et l'Espagne, préfacé par Henry de Montherlant (le projet de 1955).

1960 -Achat d'une maison dans le village des Baux-de-Provence.

1961 - Exposition au musée Rath de Genève : Trente-cinq ans de peinture. Le catalogue de cette rétrospective est préfacé par Paul Guth, l'inventeur du Naïf et de Jeanne la Mince.

« Ce géant est le peintre des grands espaces, des architectures, des foules, de l'aspect dramatique, intense, cocasse, des pays méditer­ranéens où le plus beau théâtre est la rue. [...] Sa probité de prince exige le contact constant avec la nature. Il part avec sa toile, dans le paysage, parmi ces immensités qui lui ressemblent. Lui qui est chargé de gloire et d'honneurs ne se retrouve lui-même que sous le soleil et dans le vent qui parcourt son aire de pureté. » La galerie Romanet publie un ouvrage-catalogue intitulé Yves Brayer ou : ses cortèges, avec un texte de Pierre Mac Orlan. "  ^ves Braver e5t un voyageur à moitié errant, épris de poésie dont la puissance est souvent documentaire. Elle représente à mes yeux et à mon esprit le plus parfait témoignage de la lumière latine qui est /'aima mater de cette terre de Provence où le peintre a hissé son pavillon sur le toit de roseaux d'une cabane de gardian propre à recevoir toutes les lumières du jour et de la nuit et les chants des bêtes de cette solitude d'adoption. Yves Brayer, sa haute taille encadrée dans sa porte, peut recevoir l'hommage d'une nature dont la sévérité est sou­vent à l'image de son visage, tout au moins peint par moi dans ces quelques lignes qui révèlent l'impuissance de mes dons quand il faut broyer les mots comme des couleurs et leur donner la noblesse et la distinction des grandes lignes horizontales qui limitent le paysage sans qu'elles deviennent d'infranchissables frontières. »

1962 (Pâques) -Voyage en Castille dans le cadre d'une exposition sur l'œuvre espagnole de Brayer. Outre les processions de la semana santa, il y trouve... la neige. Le succès de Yves Brayer et l'Espagne a conduit les éditions Arthaud à publier un Yves Brayer et la Provence dont le texte est confié à André Chamson.

« Pour la première fois, il va s'arrêter en Provence. Il la découvre dans une vieille expérience de la lumière. Il en a pressenti la structure devant les montagnes de Castille. Il en a découvert la vivacité devant les scènes de la vie quotidienne de Rome, et l'on dirait que c'est sa véritable patrie qu'il va découvrir enfin autour de Saint-Rémy-de-Provence, à l'ombre des Alpilles, à travers la Crau, vers la mer, dans les blés, jusqu'à cette plaine palustre dont la frange de sable s'unit à la mer. »


1963 (automne) - Le vernissage d'une grande exposition à la galerie Wildenstein de New York justifie le voyage aux États-Unis. L'événement coïncide précisément avec l'assassinat du président John Fitzgerald Kennedy. Le séjour new-yorkais est suivi d'un voyage de six semaines au Mexique.

1964 - Grande exposition à la galerie de Paris (place François Ier) : l'exposition consacrée au Mexique prélude à d'autres exposi­tions à succès, dirigées par Lucile Manguin, la fille du peintre.

Publication de Carnet du Maroc chez François Daulte : le fabuleux voyage remonte pourtant à 1928 ! Le texte de préface est signé de Jean Giono. Et c'est du grand Giono : « Voilà encore une fois le cheval au galop, en voilà même trois et mon­tés par des cavaliers en burnous qui agitent des fusils fins comme des aiguilles. C'est le sang qui les dessine sur le carnet; la tête serait trop lente. »

1965 -Arthaud publie un quatrième volume de la série consacrée à l'artiste : Yves Brayer et Paris.

1966 - Voyage en Egypte. Publication de Lumière du Mexique aux Centraux bibliophiles sur un texte de Michel Droit. L'éditeur François Daulte poursuit la veine découverte avec Carnet du Maroc : voici donc Carnet de Camargue, avec toujours un texte signé Jean Giono. Il souhaite dès lors publier un album consacré à l'ensemble de l'œuvre de Brayer. Ainsi naît Yves Brayer à la Bibliothèque des Arts.

1967 -Yves Brayer est invité pour le couronnement de Farah Diba, impératrice d'Iran. Il en profite pour découvrir Ispahan, Shiraz et Persépolis. Pour le retour, il fait un crochet par Israël où il visite Tel-Aviv, Jérusalem, Cana etTibériade.

1968 -Voyage aux Baléares où il rend visite à Jean Giono, qui a acheté une vieille ferme à Majorque. Le voyage se poursuit par un saut à Ibiza. Voyage à Londres en pleine révolution de la mini jupe.

1969 -Yves Brayer se remet à la gravure en taille douce. Un catalogue des eaux-fortes de Brayer est publié par la bibliothèque de l'Arsenal. Aux Baux-de-Provence, les Brayer entament la construction d'un mas.

1970 -Yves Brayer, Hermione et Olivier font deux grands voyages en Italie.

1971 - Publication de L'Œuvre gravé d'Yves Brayer aux éditions Pierre Cailler. Réalisation d'une suite d'aquarelles en Brière, pour une galerie nantaise.

1972 - Exposition Yves Brayer et l'Italie au musée Cranet d'Aix-en-Provence, et Itinéraires méditerranéens d'Yves Brayer au musée Fabre de Montpellier. Publication de l'album Lumières de Provence aux éditions Agori, avec un texte de Henri Bosco, le chantre du Luberon : « De mon Luberon plus austère dont la matière est plus serrée, le poids plus lourd, la couleur plus lente à sortir des formes méfiantes, Yves Brayer a pressenti et tiré quelques beaux sortilèges. À cet artiste qui aime séduire, ce site sauvage a cédé. Car il a subi un appel inaccoutumé, et il a fait des confidences. Il a parlé de ses jardins, de ses vieilles bastides, de ses bois de pins et de chênes et même de ses retraites solitaires. En réponse, Brayer lui a conféré une sensibilité plus humaine. Il a éclairé de chaudes lumières un visage qui aime l'ombre et qui cache bien des mystères. » À   l'automne,   voyage  au   Portugal   (Lisbonne,  Tomar,   Evora,   Beja, Estremoz, Nazaré).

1973 - Publication de l'ouvrage de bibliophile (63 eaux-fortes!) sur la Camargue avec un texte de Jean Giono. L'écrivain décède avant d'avoir donné son titre. Sa fille Aline suggère de prendre le début de la première phrase du texte : Quand les mystères sont très malins.

1974 -Voyages aux Canaries, en Irak et en Russie. Passage à l'émission Radioscopies de Jacques Chancel, sur France Inter. Publication d'une œuvre commune sur Marseille avec le poète et journaliste Jean Boissieu. Album Le Cheval sur un texte de Paul Vialar. Décoration de la chapelle des Pénitents, aux Baux-de-Provence, sur le thème de la Nativité. « La messe des bergers, à Noël, est une tradition millénaire des Baux. Dans cette cérémonie rustique apparaissent tous les symboles chers à l'homme méditerranéen : l'étoile du destin et de l'espérance, le pasteur du troupeau et des âmes, la marche dans la nuit vers la lumière, l'agneau de l'offrande et de la rédemption. » Maurice Druon

LE VALLON DES AUFFES

Les vallons de Marseille ne sont plus des vallons les frais vallons de la  chanson avec leurs herbes leurs moutons avec leurs arbres leur ruisseau avec leurs fleurs et leur bergère. Ont poussé des maisons et les fleurs sont fanées nous n'irons plus au bois la bergère est partie avec un matelot pour Valparaiso.

Alors pourquoi sans arbres ni fleurs avec le troupeau de ses barques immobiles et peintes derrière la triple arcade de son pont ce vallon-ci et pas un autre ce vallon des auffes est-il ce village de nulle part sinon peut-être d'une île des Cyclades depuis longtemps submergée

les pères des enfants qui s'éclaboussent dans ses bassins sont venus de Gênes ou de Catalogne barrant des boutres aux flancs lourds mais les amants qui s'aiment sur ses rochers blancs ne sauront jamais comment ni quand ce village s'est ancré comme un coquillage au flanc de Marseille.

Jean Boissieu

 

1975 (août) - Long voyage avec leur fils Olivier à travers toute la Grèce (Athènes, Mykonos, Santorin, Crète, Rhodes, Patmos, Kusadasi, Éphèse-en Turquie - Athènes, Delphes, les Météores, Olympie, Navarin, Kamata, Épidaure, Mycènes, Corinthe).

1976 -Yves Brayer étudie les Alpilles saison après saison et s'intéresse au Luberon voisin.

1977 - Nomination comme conservateur du musée Marmottan (aujour­d'hui Marmottan-Claude Monet). Prenant cette charge très au sérieux, il organisera des expositions prestigieuses grâce à ses contacts avec col­lectionneurs et musées étrangers. Exposition à Amsterdam et voyage aux Pays-Bas. La Bibliothèque nationale de France célèbre les 70 ans de l'artiste par une exposition : Brayer, graveur.

1978 - Publication de l'album Yves Brayer, aquarelles, aux éditions Ides et Calendes (Neuchâtel) avec un texte de Pierre Mazars. À la fin de l'été, voyage en Corse.

1979 -Voyage aux États-Unis (ranches d'Arizona et rodéos de Phoenix).

1980 (Pâques) - Voyage à travers l'Espagne (Madrid, Tolède, Grenade, Cordoue, Séville, Salamanque...) afin de faire connaître l'Espagne à Olivier. Ensuite à la galerie Matignon.

1981 -Voyage au Japon.

1982 - Yves Brayer est nommé président du Salon d'automne.

1983 - Exposition à la galerie Soufer de New York. Participation à un congrès à Sofia et voyage en Bulgarie.

1984 - Voyage officiel à Prague. Exposition à Sofia. Une attaque d'hémiplégie le rend invalide pour quelques mois.

1985 (printemps et été) - Séjour très productif aux Baux-de-Provence.

1986 - Publication de Yves Brayer, décorateur de théâtre, par Michel Archimbaud.

1987 - Exposition à la galerie Soufer de New York. Pierre de Tartas, au Moulin de Vauboyen, publie un album de luxe : Myriades de feuilles au Soleil levant ; les textes sont des poèmes japonais.

1988 - Plusieurs expositions, notamment à la galerie Soufer.

1989 - La maladie empêche Yves Brayer de travailler.

1990 (29 mai) - Décès d'Yves Brayer.

bibliographie parue dans le très beau livre sur l'oeuvre aquarellée d'Yves Brayer "Peintre et Voyageur" texte de Dominique Le Brun Editions Privat


 

 

 

 

 

 
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